Impact de la crise sur le marché immobilier – 12/04/2020

A l’image des autres actifs, il est encore trop tôt pour quantifier l’impact du coronavirus sur l’immobilier résidentiel mais le volume des transactions devrait ralentir au cours des prochaines vacances. Néanmoins, les fondamentaux en faveur de la demande devraient persister.

 

Certes la crise peut mener à les différer, mais pas à en annuler la décision. On ne peut nier néanmoins qu’une partie du million des opérations enregistrées dans l’ancien en 2019 et des 250.000 euros dans le neuf n’ait pas le caractère de nécessité des autres : achats de résidences secondaires, investissements locatifs, achats de confort pourront être différés.

 

 Ainsi, il existe structurellement un manque d’offres de logements par rapport à la demande dans les principales métropoles françaises. Ce déséquilibre devrait favoriser une reprise rapide des transactions quand l’activité économique redémarrera.

 

Il est possible qu’une correction des prix soit possible voire prévisible en 2020 mais dans des proportions réduites. Selon les prévisions, dans les grandes villes, la baisse serait de 5%.

Ailleurs en France, dans les villes moyennes et les zones urbaines et rurales, l’impact pourrait bien être supérieur et ces territoires pourrait écoper de la double peine : la correction des valeurs pourrait être double, pour atteindre -10%.

 

On pense à l’immobilier parce qu’il est à l’origine de 15% de notre PIB et de rentrées fiscales considérables, de l’ordre de 75 milliards par an, et à l’origine de deux millions d’emplois directs et de 500.000 emplois indirects.

 

Toutefois, avec  l’injection de liquidités dans l’économie par la BCE cela générera de l’inflation donc la baisse légère du prix de marché sera à contre balancer avec l’inflation attendue.

 

Je retiendrai la phrase suivante : « La prévision est difficile, surtout quand elle concerne l’avenir »